Séance du 21 octobre 2018

Si l’énergie se transmet de main en main…

Accompagnée d’une lumière intérieure

nous partons et flottons sur une mer étale

vers des îles célestes dans la sérénité et l’harmonie.

Chantal M.

*****

Avec un entrelacement de couleurs

qui montre un arc-en-ciel vers l’infini et au-delà

c’est une vue colorée et lumineuse d’en haut.

Daniel P.

*****

A chaque fois l’on revit le Big-Bang originel

et notre aura irradie de toutes les couleurs

l’Énergie crépite étincelle et explose

la vie survient et s’amuse

donne-moi ta main et prends la mienne

ça s’appelle une rencontre.

F.B.

*****

l’enracinement avec la Terre m’aide toujours à avancer

tous les arbres puisent l’eau de la terre féconde

et mon arbre de vie mon olivier

tu m’accompagnes dans le lâcher prise vers le ciel

et tu m’aides à rester connecter avec mes racines

qui de la surface de la Terre

s’enfoncent s’enfoncent

au plus profond de mon cœur.

Ernest

*****

Comme une infusion de tapis volant au pays des mille et une nuits

là où rêves et réalité se conjuguent des étincelles de lumière

nous régénérons ne partons pas sans notre breuvage

emportons cette énergie

multiplions-la

pour à notre tour en distribuer les atomes.

Joël

*****

Cette machine de guerre

qui est voyageuse de l’orage imitée par l’électricité

Le typhon arrive

J’ai toujours aimé le crépuscule qui annonce la fin du jour.

Nadine

*****

Un univers de mouvement va utiliser le feu de la vie

pour offrir des rencontres extraordinaires

en un camaïeu resplendissant.

O.A.

*****

Nous serons plus forts

Nous nous serrerons les coudes

Pour ne faire plus qu’un

Notre rendez-vous avec la nuit

Deviendra joie et lumière

Nous atteindrons l’ultime harmonie.

Solange

*****

Tout autour de la Terre

l’eau les couleurs et la vie éclairent ce monde

dans lequel tu vas grandir envers et contre tout

Toutes voiles dehors

quel beau et long voyage auprès de vous.

Valérie

Séance du 20 octobre 2018

Si c’est le nez qui lève la tête…

Même sans bras on fait l’expérience

de progrès et d’amélioration

des tests en couple

en tango enlacé

les pas de deux

avec l’âme libre

ça peut réduire les difficultés

avec le temps.

A.W.

*****

Le cœur de l’amant s’embrase avec passion

dans les nuages à l’horizon

il enlace amoureusement

sa douce partenaire

pour atteindre le septième ciel

la froidure de l’hiver

glisse sur ses ailes

de danseur

de tango

la menthe verte

coule lentement

de son vers épuisé.

Ernest

*****

La verticalité en douceur

stabilise la danse

l’approche verticale

avec du temps

mènera au tango.

L.P.

*****

Et la danse commence en douceur

et en souplesse

et avec plaisir je file

au gré de la brise

qui se lève

et plie la voile.

Martine

*****

la raideur se complique et le baiser en duo est doux

en enfilade ils dansent

le tango avec de la sueur

avec le temps sans bras ni doigts

ils stabilisent la danse

ils sont libres de mettre la voile.

Nadine

*****

Tout légers

ils marchent enlacés

en direction du bois d’olivier

là bien ancrés

d’un air tenace

dans la gelée matinale

ils vibrent comme un souffle léger

plein d’énergie

sur un air de tango.

Valérie

*****

Et que nous sommes

à l’écoute

l’équilibre et la stabilité

l’harmonie et le rythme

reviendront en douceur

en couple nous danserons

un tango

au fil des ans

le soutien

nous réchauffe le cœur.

Mai 2017 Atelier d’écriture Taïchi-XPEO

Si c’est le nez qui lève la tête…

… je repense à la personne seule sur une île, allongée sur le sable près d’un rocher, sous un palmier, un livre d’aventures ouvert. A cette page un animal s’avance au clair de lune. Peut-être rencontrera-t-il des gens en vacances qui s’aventurent pour vivre des instants inoubliables ?

… alors l’espoir est au bout du tunnel.

L’inconnue qu’est-ce que c’est ? le temps pour nos projets avec nos amis, notre famille. Cheminer autour de la terre, sur les mers, dessiner, sans savoir ce que sera demain.

… vous verrez l’océan, peut-être les continents, les marins au port, mais aussi les enfants construisant des châteaux de sable sous le soleil. Ce sont les vacances et tout simplement la vie.

… alors, de même,

C’est l’éclair qui appelle le tonnerre,

C’est le piolet qui aspire le grimpeur et c’est le bas qui le fait tomber,

C’est le brouillard qui crée la lumière,

C’est la clé de sol qui donne la direction,

C’est la moustache qui fait le sourire,

Oh ! Stupeur et liquéfaction !

… la tête est emmenée vers la lune. Alors des courants, des chemins, des destinées nous amènent à choisir, hésiter, vivre.

Et par le rêve, dans l’émotion, avec le cœur, la vie se fait, sans stratégie.

…on ne tombe pas dans le trou, on est libre de prendre un ballon en vol, de se perdre dans l’espace d’où on voit le feu d’artifice au bord de la mer ; c’est la fête, les familles sont rassemblées, elles n’ont pas peur ni du bruit, ni du danger, sauf si le ballon explose en forme de fleur. C’est le PROGRÉS.

… je verrai l’oiseau dans le nid. Est-ce un oiseau migrateur ? Vient-il d’Afrique ? A-t-il traversé le désert ? Tout à coup l’oiseau se met à chanter. Je dis aux enfants : écoutez !

… femme éclair suspends l’orage,

L’énergie du volcan transforme ton pas,

Dans les parallèles du paysage l’enfant pousse la porte du récit.

… c’est l’esprit qui parle

C’est l’homme qui échange

C’est la vie qui s’écrit.

… je découvrirai au terme de ma balade en montagne la pomme épargnée par le vent, ballottée comme un voilier. Les yeux pleins des fleurs observées et des animaux rencontrés, ces symboles de vie me remplissent de joie.

… la maison est loin. Il est temps de respirer, de s’aérer, de monter vers la lumière, comme le ferait la roue de la vie.

Voilà mon chemin, ma philosophie.

… l’arbre sur le bord de la route qui conduit à la montagne puis direction la mer, les vagues, le repos.

Retour au travail et au bruit.

Le chat nous attend solitaire.

Je prends un stylo, des chiffres, un sudoku des lettres, un livre.

… tu verras l’arbre perché sur le mont enneigé, majestueux, au sortir de la forêt. Après avoir cheminé jusqu’à la cabane, tu t’installeras au calme, te posera dans la neige et apprécieras sa saveur.

… le chemin de croix de l’XPEO sera-t-il moins douloureux ?

La souffrance de nos corps fatigués sera-t-elle moins délirante ?

Les voyages dans les nuages nous permettront-ils de garder les pieds sur terre ?

La découverte de l’altérité résistera-t-elle à l’usure des jours et à l’écume du bonheur ?

… tu te sentiras soudain comme en suspension, astre virevoltant dans l’espace céleste. Tu danseras avec la lune. Vous comblerez le vide dans l’immensité de l’air. Vous vous sentirez vivants et atteindrez l’illumination.

… alors on prendra le même chemin.

Une âme qui vagabonde goûte la quiétude au fond du foyer doux. Au bord du chemin l’accueil de toi vers moi. Le trait invite ta main à délier l’énergie jusqu’à te bousculer doucement. Sensation.

… je me grandis comme une girafe pour trouver le chemin vers la liberté, l’ouverture par la porte avec l’éventail des racines qui communique le savoir, la vie et la force nous conduisant à l’humanité.

*****

Entre ciel et terre…

 Facétieux aujourd’hui, l’ange gambade et vole sans tristesse comme le ferait le peuple de pétales. Il croise des fruites en cristaux, une planche qui pleure et la pluie du cosmos. Tout en bas, vers l’antarctique plein de gourmandises, un potager cohabite avec un savon universel en résistant à la force des nuages du bonhomme.

La lune fait un point dans le ciel qui respire par la tête.

Sur la route des paroles éphémères, les belles de jour inspirent l’astre qui éclaire le nord du chemin.

Pruniers immaculés dont les feuilles-reflet de nos âmes, exécutent un balai-repos sous la brise printanière. Les branches oscillent au rythme des nuages-parfum embaumant l’air tiède, caressant le visage endormi du moine-humeur adouci. Ici point de froid-soleil. Tout va, vient, sereinement.

Singe se répand,

Dans un chagrin d’orage,

Gouttes de lune au bord des yeux

Son étoile est devenue fleur de cerisier.

Trois tiges de lierre,

Deux racines-plume posées sur une aile au repos,

Voici le claquement parfumé de la monnaie en bois du marchand… Pas très subtil !

Vêtements d’été en toile de parachute. Quelle joie ! Mille danseurs en sabots et leurs femmes au creux de leurs bras solides partagent en cachette leurs jeux dans un rythme cyclonique !

Du tréfonds de la pivoine s’éveille la fleur/angélique.

Elle rêve à la lune promenade.

La lumière/hirondelle l’éblouit.

Sous le chapeau/voyageur les ailes/blés caressent les tiges/nudité.

Le vent me tenaille,

je vois l’enfant qui déploie ses ailes,

le chapeau coiffe la galaxie,

l’Afrique est en apesanteur,

la paix comble mon odorat.

Rescapé du peuple, il avait cheminé au milieu du désert de sable. Guidé par la voûte céleste, sans un nuage, il atteignait enfin la mer, le cœur léger. Il espérait découvrir un monde plein de couleurs qui lui tende la main, ouvert beau et harmonieux.

A l’auberge, celle où on déguste les meilleurs gâteaux de riz de la région, je respire le parfum des bains de mer. L’éclair des marées trace sur le sable des écharpes d’écume. Je me nourris de la grâce du cerf-volant. Je l’entends qui claque dans les nuages.

Ma sieste avance, elle est douce, pour oreiller une écorce couverte de mousse. Mon chapeau sur les yeux, je prends l’énergie d’embrasser le monde.

Blanc sur blanc,

Eblouissant et froid,

Au bout de la piste

La fatigue transforme

Le verger fertile

En jungle menaçante.

Jours pluvieux d’automne

Claquements des sabots

Tisane d’igname font ton bonheur

Donne-nous la douceur de tes mignons petons

Je te jouerai du bignouf.

******

Entre

Il y a de la magie dans cette image. Est-ce que ton image en entend la joie, comme une gamme qui en donne le rythme

C’est une porte ouverte sur l’océan

C’est la fenêtre qui reflète le tableau

C’est  être là-bas, tout en restant ici, mais aussi ailleurs.

As-tu déjà essayé de ramer sur la moquette ? Ça raye.

Mais avec l’imaginaire ça devient un autre paysage, c’est un monde qui se fait jour, à moins que ce soit un rêve.

Plus qu’une flaque dans le salon, c’est un océan à l’intérieur qui se révèle.

Comme un voyage sur les flots qui ouvre sur un ailleurs magnifique !

Je voudrais te dire l’étrange de ce moment. Un ange blessé est venu se réfugier. Aile à demi-arrachée. Pas de sang mais un infini désespoir. Comme si Marco avait toute sa vie soigné des anges déchus. Visseuse colle-pistolet, avec application, détermination, de l’impossible réparation, il en a fait une réalité. La vie s’écrit parfois en forme de point d’interrogation. Crois-tu qu’il s’agisse d’une violence imaginaire ?

Malgré notre éloignement, je n’ai pas l’impression que nos liens soient coupés. Car ce qui nous tient ce sont nos racines, qui, elles demeurent reliées, et par elles d’une manière invisible nous communiquons. Mais cette communication ne peut s’établir que par notre conscience de cette reliance. Connectons-nous en nous souvenant de nos racines.

Élancées et enlacées,

Les carottes se cherchent, se touchent, se trouvent et s’enlacent sans se lasser.

Elles se serrent, se frottent, s’embrassent, se tordent et se détordent,

Jusqu’à ne devenir qu’épluchures asséchées.

C’est râpé pour les carottes !

J’ai pensé à toi en voyant cette photo, toi qui fais de la moto. Ce masque serait ton casque et les yeux en fente empêcheraient les moustiques de te piquer !

On connait le masque de fer, tu seras le masque de bois.

Toi qui vas travailler en costume, je te reconnaitrai sans ton casque en bois. Attention à ne pas choir car cela pourrait te coûter cher !

La fille du Père Noël dessine les scènes de la vie en vert et rouge. Ses idées foisonnent. Ici elle se sent à l’abri alors que les oiseaux restent au sol, l’hiver leur a coupé les ailes.

L’homme-racine est un support où elle suspend ses rêves, elle les laisse dériver le jour au bord de ses lèvres.

Car elle s’inspire des livres. Ici ils ses couchent et se lovent sous la couette. Ils racontent comment les mots s’accordent sur la page.

Je t’écris depuis ma maison secrète, derrière la fenêtre qui s’ouvre sur le jardin. Depuis ce lieu entre dedans et dehors, j’aimerais t’offrir toutes les lumières qui se créent dans ma tête, les passages sur les crêtes, le mouvement du repos, l’odeur de la glycine et celle du texte, le lointain dans la brume, ce qui reste et ce qui bouge. Mais qui est là ? Qui va là ?

Vivant, ailleurs, plus loin, tu m’écoutes.

Je quitte mes proches en partance pour l’aventure qui doit m’emmener au bord de la mer. De fil en aiguille, le filet se resserre sur une fleur. Une muse. Une perle rare. Une vraie fleur abandonnée sur le sable.

En attendant la nuit papy pêcheur ne fait pas la fête. La fée des poissons, vraie sirène en caleçon, ne mord plus à l’hameçon. La tête un peu fêlée, elle a flairé le piège, le pot aux roses.

Mais papy pêcheur a plus d’un tour sous son siège. Il range sa canne à pêche et ses hameçons. Il rêve d’un filet mignon. Son plat préféré à papy pêcheur, un peu penaud sans prise de poissons devant mamie tire-bouchon.

Eh bien voilà, je viens de danser au musée. C’est génial !

De jouer avec la dynamique de son corps, de créer dans l’espace, de peindre sa vie, avec son corps. De rêver en mouvement. C’est émouvant de rester suspendu dans un geste, en équilibre, immobile. De voir une toile, des couleurs, de la lumière et enfin un visage…

Je viens de vivre un moment joyeux qui m’a aéré la tête et l’esprit.

Cette photo ne te rappelle pas le passé ?

Nos lectures après l’école, quand je te montrais chaque nouveau livre que nous regardions. Toujours très concentrés sur les marches de l’école avec Isabelle. Nous ne faisions pas attention aux autres qui descendaient l’escalier. Parfois même nous avions deux livres à regarder. C’était souvent des livres avec des images, ce qui nous faisait voyager, partir dans notre imaginaire.

Te rappelles-tu Jean-Luc, ce garçon à lunettes qui était avec nous ? nous ne lui faisions pas de place pour regarder les livres…

Quand tu auras déjeuné et que tu seras apaisé, tu pourras te mettre debout, te lever et venir ici pour découvrir que l’énergie donne de la liberté.

Sois sûr de ma connivence sur ce chemin.