Atelier d’écriture au VOG de Fontaine du 21 février 2018

Rêveries poétiques

 Merci pour la lumière sépia et les chiffons d’azur qui patinent tes planches

A Fontaine il y a sûrement de l’eau mais pas de mer

Tes images m’invitent à recoudre tout ensemble les pas et les poèmes

Hantise du flou de l’avenir, dorénavant je range mes lunettes

Imaginant une lune vivante au détour d’un croisement

Avant le pin qui penche sur la plage de Naples

Sous les dédales préfrontaux : le juste alliage du rêve et du réel.

Aude F.

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Mathias

Au cœur de l’hiver, je dessine sur la buée de la vitre, des surprises. Mon doigt glisse, crisse et s’amuse à trouver un chemin.

Très inspirée par tes magnifiques cartes et par tes voyages, je refais mon parcours de Napoli à Amsterdam.

Ha ! Que de chemins parcourus, que de routes sans issues empruntées puis abandonnées…

Il y a des sourires sur vos lèvres attentives, vous vous revoyez, vous aussi, dessiner sur les vitres

Attention ! c’est de la douceur en boîte, ces moments de poésie ! Magiques ! Bien au-dessus du silence !

Salut l’artiste et merci pour ces balades dans ton univers de couleurs, de dessins et de poésie.

Elise Turon

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Malheureuse Planète Terre

Après «mille siècles de vie» où «sur toutes les pages blanches» de l’histoire l’homme a souvent écrit le pire,

Tu es bientôt exsangue

Halte aux guerres destructrices, au bétonnage du tourisme de masse, à l’industrialisation mondialisée !

Instinct de survie? Oui ! Et besoin de liberté, de Paix, de sérénité!

Au lieu d’une débâcle autodestructrice impropre au REVE,

Se faufiler dans les herbes folles d’un monde en paix, «offrandes de silence»,

« Nager dans une eau si eau qu’elle en devient rêve liquide» et s’apaiser au cœur de ton sein régénéré…

Marie L.

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Marche

A ton habitude

Tranquille

Hors des sentiers battus

Inspirés par les

Ames

Saintes.

Georges J.

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Balade nostalgique

Mathias, j’écris ton nom !
Au détour du vieux chemin de fer en ruines,
Tu m’as inspiré la vision de réfugiés,
Humains maudits dans le tourbillon du monde,
Immergés dans la mer parfois, malmenés par les vents toujours,
Au Liban comme ailleurs, dans nos pays violents,
Sauront-ils trouver le chemin secret de leur exil,

Pour enfin vivre en liberté ?

Bernadette S.

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Maladroite, j’écris ton nom sur la clôture qui nous sépare

Ailleurs, dans le vert lointain et le ciel bas, comme en exil, je suis ta fiancée perdue

Tu me disais de jolies choses

Heureuse, j’étais heureuse en arpentant tes lignes d’horizon

Immobile, aujourd’hui je suis devenue une voyageuse immobile, à la vue floutée

Avec, au fond de mon verre, le goût de la fugue…

Sans toi, sans joie.

Catherine V

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Mais quelle pioche ! Tu es tombé à genoux dans la Rue Garibaldi à Fontaine aux aurores !

« Avanti Popolo » résonne jusqu’au sommet des cloches des couleurs

Tôt ou tard ton long flux sanguin irrigue et swingue dans ta mémoire en quête d’espoir

Honnête homme du XXIe siècle, ton offrande s’expose en silence expiatoire

Inonde tes rêves de félicité enfantine au-delà de la douleur

Au loin, ton bleu plonge dans l’océan des peurs

Surnage à la surface ce qu’il te reste du bouillonnement de l’adolescence en fleurs.

Ernest B.

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Marchons ensemble dans la jungle et le désert

A suivre tes traces, je sais que je ne vais pas me perdre

Traces étonnamment résistantes !

Hier je les ai dessinées comme des pas dans la neige

Inouï cet écho de mon enfance, tout à coup !

Accumulés mes souvenirs sur les chemins parcourus ensemble

Sur les nids et les genêts flétris, dans les poignées de ciel réinventées

J’écris ton nom, MATHIAS !

Noëlle ROTH

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 Me voilà enfin libre dans cette ville que je n’aimais pas

Alors que je pensais vivre un éternel tourment parfois même un cauchemar

Tu m’as fait marcher dans ma tête et découvrir la beauté des lieux parfois magiques qu’abrite Fontaine, des lieux bouillonnant de vie que tu as magnifiquement posé sur la toile

Heureusement car je me perdais dans le labyrinthe de mes pensées

Idées noires  illusions qui tombent en lambeaux rêves perdus piégés par la dureté du quotidien

Arrivée à l’automne de ma vie je m’imagine dans un fiacre rose cendre dans cette ville qui s’offre à moi

Slaloment avec les anges suspendue entre ciel et terre avec comme lumière la clarté de la liberté

J’écris ton nom  MATHIAS

Maryvonne M.

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Comme un air de liberté

Mer des bateaux et montagne démente

A Mathias je les commente

Ton nom me restera aussi

Hauts les poissons et encre présente

Ici j’écris.

Assurément,  je le vis intense et difficile

Saisir le moment, la bouffée de LIBERTÉ

Fort de café et de mercurochrome.

Brigitte B

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Mathias, « sur la lampe qui s’allume, sur la lampe qui s’éteint, sur mes maisons réunies » j’écris ton nom

Après avoir parcouru Fontaine, en écoutant un petit enfant me lire un poème d’Ariel Spiegler,

Ton exposition et ta carte « paysages comparés, Marseille, Tipaza, Anaba, m’ont inspiré une aventure

Hier je n’imaginais pas ce parcours ardent

Il se peut que je poursuive au-delà de l’atelier d’écriture cette folle enquête urbaine

Alors me viendra une « envie de rire pour toujours »

Salut Mathias, auteur de cette exposition au VOG, dont je n’entends que des louanges !

Édouard S.

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Mathias, dans ma tête, une écriture court, bondit, s’abat, me revient, trempée de pluie

Avenue du Vercors, flèche, l’esprit se fiche tantôt dans un flou, c’était comme une

Tendresse tombée du ciel dans ces paysages encadrés. Cet

Horizon tourmenté ou ciel mouvementé. Ces

Immaculés de la sève qui défilent, c’est encore lui,

Avenue du Vercors.

Sur l’absence sans désir, sur la solitude nue, sur les marches de la mort, j’écris ton nom.

R.

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Mon goût pour la sculpture sur les places qui débordent* m’attire

Aigle ou  charognard me rappellent leurs raisons d’être sculptures vivantes

Ton nom je l’écris sur les sentiers éveillés* et je pose une sculpture en étain où

Habituellement le touriste pose ses fesses sur un banc, réfléchit à son capital voyage compte tenu du taux d’

Inflation. Pas d’ouverture avec ce fog dans le monde de la finance !

Ambroise, Ambroise, s’il pouvait se faire que l’on se « Croizat », tu me donnerais le

Secret, celui que je pourrais déployer sur les routes. J’écris donc ton nom, Mathias et, épuisé, je vais…tiens, acheter une fougasse, espérant te rencontrer, Liberté* !

Pierre Girard

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Mon errance dans cette ville sous-terraine en peine

Accolée à ton rêve, elle entre seule en scène

Tendresse tombée du ciel de Fontaine

Happés mes mots vont là où tes dessins les mènent

Instants en marche pour la liberté d’écrire

Arrogance de croire que chacun peut grandir

Sans espoir, sans souvenir et sans se dire.

Mathias, j’écris ton nom.

Karen C.

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Sur tes pas…

 Mathias, cher Ami,

Je reviens d’une promenade que je m’étais jurée de faire après la découverte de ton travail. Je me suis rendue

A l’AgenceTouriste.

J’y ai trouvé exactement ce qu’il me fallait pour voyager dans tes pas : un carnet rouge, de la couleur et des lunettes. Surtout les lunettes ! Je les ai toutes essayées.

Ta collection de lunettes….

Je n’en reviens pas. Tu les as classées, commentées, annotées, archivées avec le plus grand soin et j’ai commencé à comprendre que j’en avais peut-être d’autres au fond de mes poches…..

Celles de l’Hôtel de la promenade du bord de mer, toutes piquées par le sel, le sable, les graviers et les éclats de métal.

Celles de l’effervescente Irrévérence des gosses de la rue de la liberté.

Celles de l’Absolu silence de la nappe bleue trouvée en chemin. Le poète de la pluie en avait déjà fait une exubérante variation au printemps dernier : trop assourdissante !

Celles du Sursaut, du retournement de situation, de la lecture inversée, de la pointe d’encre qui brouille le paysage et celles du poteau indicateur qui prie le promeneur de repartir à zéro ou de revenir sur ses pas pour se perdre ailleurs. C’est selon. Des lunettes pour voir sans détour.

Cher Mathias, il me semble que nous avons rendez-vous en mars, le 7. Je te confierai peut-être mes cartes….mais tu as pris tellement d’avance. Enfin j’y travaille !

Salut !

Claudine S.

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Marchons comme tu nous y invites le long de tes cartes mystérieuses
Avec toi, je me perds aux Aygualades à Marseille ou dans la carte « promenades périlleuses dans les paradis infernaux de Corbières »
Tu avances, me recommandant de prendre le temps ; « un pas et s’arrêter 30 secondes, trente pas et s’arrêter 60 secondes
Habites-tu une ce de ces villes, une de ces rues ou te déplaces-tu sans jamais t’arrêter ?
Irréel ces territoires traversés par le flou des promenades blanches, seulement l’espace, les contours ont disparu
A te suivre, je me perds, mais j’aime ça !
Soudain l’envie me prend de te rejoindre, un plan de ma ville, un carnet, mes baskets, j’arrive !

Nicole LOYNET

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Mathias, cher confrère marcheur-inventeur d’outils de compréhension du monde qui nous entoure. Merci de ta présentation que tu as donné la dernière fois, au Vog, à Fontaine.

Alors que nous avions des coïncidences autour de la ville phocéenne, une question me vient à l’esprit quant à la manière de dessiner et du vivre, sortir du placard sa craie pour dessiner.

Tu as toujours su ce que tu étais ? Quelle liberté as-tu trouvée dans tes arpentages, dans tes virages et tes rencontres depuis que tu fais ce que tu fais ? Est-ce silencieux?

Habiter Marseille c’est comme connaître en détails les caractéristiques d’une clef de porte blindée que l’on oublie au Petit Nice, un matin.

Inachevé le voyage et ne pas trouver la place pour la déposer, on oublie quelque chose pendant que la mer nous hante.

Attends, c’est autour de la Méditerranée que j’ai aussi été fascinée !

Sympathies et à une prochaine expo, continue à nous faire rêver !

Maria A.